Industrie : la machine à l'arrêt coûte plus cher que la machine cassée.

Bris de machines et perte d'exploitation consécutive forment un couple. Souscrire l'un sans l'autre laisse le poste principal découvert.

Ce n'est pas la machine qui coûte, c'est le temps sans elle

Une presse, une ligne d'assemblage ou un outillage spécial ne se remplace pas en quinze jours. Fabriqué sur commande, il se compte en mois, parfois au-delà d'un an.

Pendant ce temps, l'entreprise ne produit plus mais continue de payer ses salaires, ses loyers et ses échéances. Une durée d'indemnisation de douze mois, standard des contrats, laisse alors le trou ouvert au moment le plus critique.

Le fournisseur unique, angle mort des PME industrielles

Beaucoup d'entreprises industrielles dépendent d'un seul fournisseur pour un composant critique, souvent sans l'avoir formalisé.

L'extension de carence de fournisseur couvre l'interruption causée par un sinistre survenu chez lui. Elle suppose de le nommer dans le contrat, ce qui oblige d'abord à identifier ces dépendances. C'est un exercice de deux heures, et il produit souvent plus que la couverture elle-même.

La valeur comptable de vos machines n’intéresse pas l’assureur

Une presse achetée 400 000 francs il y a huit ans figure au bilan pour une fraction de ce montant. Assurée sur cette base, elle produira une indemnité qui ne permettra pas de la remplacer.

La somme assurée d’un bris de machine se calcule sur la valeur de remplacement à neuf, pas sur la valeur amortie. Et si la somme déclarée est inférieure à la valeur réelle, la règle proportionnelle réduit l’indemnité dans le même rapport, même pour un dommage partiel.

Un parc industriel se revalorise chaque année. C’est un des rares points où l’inaction coûte mécaniquement de l’argent.

Vous répondez de vos produits, même sans faute

La loi sur la responsabilité du fait des produits institue une responsabilité objective du producteur pour le défaut d’un produit mis en circulation. La faute n’a pas à être prouvée.

Elle vise le fabricant, mais aussi celui qui se présente comme tel en apposant sa marque, et l’importateur. Une entreprise qui assemble des composants achetés ailleurs répond du produit fini.

Le poste le plus coûteux n’est souvent pas le dommage lui-même mais le rappel : identifier les lots, prévenir les clients, reprendre et détruire. Cette garantie s’ajoute à la RC produits, elle n’y est pas incluse d’office.

Questions fréquentes

Une machine industrielle s’assure sur sa valeur de remplacement à neuf, et non sur sa valeur comptable amortie. Une presse achetée quatre cent mille francs il y a huit ans figure au bilan pour une fraction de ce montant, mais son remplacement coûtera le prix du marché actuel. Si la somme déclarée est inférieure à la valeur réelle, la règle proportionnelle réduit l’indemnité dans le même rapport, y compris pour un dommage partiel.

Pratique de marché

Oui, un fabricant répond d’un produit défectueux sans avoir commis de faute. La loi sur la responsabilité du fait des produits institue une responsabilité objective du producteur pour le défaut d’un produit mis en circulation. Elle vise également celui qui appose sa marque sur le produit et l’importateur. Les frais de rappel, souvent le poste le plus lourd, constituent une garantie distincte qui n’est pas incluse d’office.

LRFP

Mis à jour le 23.08.2026

Cartographier vos dépendances critiques

Machines à long délai et fournisseurs uniques : deux listes courtes, et une couverture calibrée dessus.

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